.

.

Tout salir ici, au passage.

# Posté le lundi 06 août 2007 11:26

Modifié le lundi 10 août 2009 09:15

Paraisonnable

On te dit d'être raisonnable. On te répète qu'il faut être sérieux. On te dit de faire attention, on te dit de prendre garde au ravin qui apparaît soit disant devant toi. Mais tes yeux ne voient qu'un mirage. On te met en garde. Tu n'en fais qu'à ta tête. On te dit de te méfier de tout. Ne fais pas ci, ne fais pas ça. Mais tu ne fais attention à rien. On te dit d'apprendre, d'écouter. On te regarde. On te juge. On te dirige, on te manipule comme un pantin. On veut t'injecter des mots en vracs, des phrases techniques, des idées toutes faites. On te donne des ordres, on cherche à t'enfoncer plus bas que terre et tu es censé rester debout, la tête haute. Ton cerveau envoie des informations de partout, ta tête n'en fait justement qu'à sa tête mais tu luttes en essayant de ranger tout ça à sa place, d'éjecter les pensées nuisibles. Tu dois être ordonné, tu dois avoir les idées claires. Tout doit être propre, carré, soigné, raisonnable. Très bien. On a tous essayé de se raisonner. Et des gens raisonnables naissent, vivent en étant raisonnables, et meurent raisonnables. On t'associe aux personnes calmes, posées, raisonnables et sérieuses. Oui. Mais rien n'a jamais été rangé dans ta tête, et tous les désirs, tous les rêves, toutes les envies, toutes les impulsions sont là et tu ne veux pas que tout cela s'en aille parce que tout ça c'est la vie, la liberté qui reprennent le dessus.

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 13:39

Modifié le lundi 10 août 2009 09:14

Sale putain

Elle laissait toujours tomber négligemment la manche de son tee-shirt élargi, avait toujours cet air qui laissait penser qu'elle se foutait de tout. Et toujours les yeux dans le vide, elle mâchait son chewing-gum vert, ne disait jamais rien. On lui répétait sans cesse qu'elle était mauvaise, mauvaise, que son sale caractère la perdrait un jour. Elle s'en fichait. Elle passait ses journée à écouter des morceaux de piano. De temps en temps elle allait s'asseoir sur le rebord de sa fenêtre, prenait soin de déplacer la plante postée au mauvais endroit, ouvrait et posait ses pieds dans la gouttière. Elle regardait le ciel quand elle le jugeait agréable, quand l'espoir renouait avec ses pensées mais la plupart du temps c'était le trottoir d'en dessous qu'elle observait attentivement. Elle aimait bien imaginer les destinations des personnes qui empruntait ce bout de rue, se demandait pourquoi certaines personnes étaient pressées, s'ils avaient envie de courir après la vie ou bien s'ils couraient à leurs devoirs comme des êtres soumis. Elle aurait bien voulu que quelqu'un lève les yeux vers elle et lui fasse signe. Elle aurait peu-être dévalé les escaliers en souriant à l'idée de retrouver quelqu'un au bas de l'immeuble. Mais ce n'était plus jamais comme ça. Elle ne connaissait plus personne, et tout le monde l'avait peu à peu oubliée. De vieux instants de bonheur la maintenait debout , plus ou moins. Des instants qui paraissent maintenant surement anodins aux yeux des personnes qui avaient contribué à ses rares éclats de rire, ses rares battements de coeur amoureux. Le tic-tac de la pendule lui rappelait sans cesse que les minutes passaient, que le temps s'écoulait, qu'elle n'y pouvait rien, et que... tant pis pour tout, après tout ..

# Posté le lundi 01 octobre 2007 15:07

Modifié le lundi 10 août 2009 09:11

FANTOMAS + Magritte

FANTOMAS + Magritte

# Posté le mardi 16 octobre 2007 16:34

Modifié le lundi 10 août 2009 09:09

100° C, ça bout à l'intérieur

100° C, ça bout à l'intérieur
Les nuits sans sommeil, le froid, les angoisses ont eu raison de moi. Je ne sais plus écrire, je n'ai peut-être jamais su écrire. A trop croire en la vie. Les mots que j'écoute sont crus et les phrases bien tournées, les métaphores sublimes à en chialer, mais absolument meurtrières.
Dans ma tête j'ai une toile blanche avec du rouge et du brun, du sang séché jeté violemment sur tout le côté droit.
28 septembre 1825. Je suis cinglée. Je deviens dingue.

# Posté le mercredi 19 décembre 2007 12:22

Modifié le lundi 10 août 2009 09:05

14h29

14h29

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 08:29

Modifié le lundi 10 août 2009 09:01

Ce qu'il y a à comprendre? Rien.

J'essaye d'enlever mes cernes avec mes mains, elles partiront pas. Ces deux traits obliques sous mes yeux que je vois dans cette vitre sale. J'me vois partiellement, j'suis fatiguée.. J'aimerais bien être à demi transparente mais pas trop. Un peu intouchable, un peu du vent mais très ici aussi. Trouver un juste milieu à la blancheur de ma peau et mes cheveux sombres, mes fou rires intérieurs en contraste avec ma mélancolie extérieure. Je suis laide. Dans cinq minutes ça ira. Je m'en fous.
Je me sens étrange. Je cherche la destruction et les rêveries à la con, je cherche la chute et l'impossible. Je contrôle mes rêves la nuit, je suis fascinée par l'ignorance et l'indifférence, un tas de trucs malsains, deux lettres de l'alphabet qui se suivent, une consonne et une voyelle. Fascinée par le réalisme de mes rêves et interloquée par la chute des réveils.
J'ai le regard tranquille mais je suis en ébullition. Influencée par des chansons qui me font perdre la notion des choses, qui me font perdre la tête, perdre la raison. Raisonnable, cet adjectif qu'on a chié tant de fois et que j'emmerde pronfondément finalement. Je gagne le jeu dans lequel nous vivons.

# Posté le vendredi 04 avril 2008 16:29

Modifié le lundi 10 août 2009 08:59

We, You, Come On

We, You, Come On
Je tremble, tremble, tremble comme une bécasse. Et je pleure, je ris, je pleure, je ris. Un mélange inadapté de chanson française, de douceur suivi de musique électronique violente qui monte, monte, monte jusqu'à péter le thermomètre. C'est mon lecteur de musique, c'est ma tête et tout ce qu'il y a dedans, c'est mon coeur qui accélère, c'est mon corps qui tremble, mes yeux qui se ferment et se remplissent d'eau de mer. C'est la course des gradins à la fosse, c'est Justice, qui encore une fois, fait trembler mes jambes à entendre le début de Genesis, et Strasbourg est fou, il chante et prétend que nous sommes tes amis, que tu ne seras jamais seul. C'est Vitalic, enfin, et (mon dieu) LaRock01 et sa montée en puissance qui rend fou, fou, c'est Sissou et Laura à côté. C'est Strasbourg la nuit sous un début de pluie et les bouquinistes ratés à midi. Merde.

# Posté le samedi 19 avril 2008 14:18

Modifié le lundi 10 août 2009 08:58